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Publication : 11/02/2019
Une nouvelle vie pour le château des Goélands

Située sur la pointe rocheuse de Saint-Guénolé Penmarc'h (Finistère), cette demeure appartenant à la ville de Courbevoie va être mise en vente aux enchères. Une page se tourne.

L'histoire

« Maner ar Parizian » (Manoir du Parisien) : c'est le nom donné dans le temps par les habitants de Saint-Guénolé Penmarc'h à cette imposante demeure tournée vers l'océan furieux de la baie d'Audierne. Comme posée là, entourée de roches énormes défiant les déferlantes.

Propriété de la ville de Courbevoie (Hauts-de-Seine) depuis 1956, aménagé en centre de vacances, ce château a accueilli enfants et adolescents durant plusieurs générations dans le cadre de colonies de vacances ou de classes vertes. La vente de ce domaine a été votée, en octobre dernier, en conseil municipal.

Mise à prix : 786 000 €

« La rénovation de ce château, qui n'est pas occupé toute l'année, est estimée à huit millions d'euros environ. Courbevoie a déjà dépensé six millions pour des travaux au chalet des Bartavelles, à Megève, autre propriété de la Ville. » Raphaël Boutes, directeur de l'aménagement urbain à la mairie de Courbevoie, motive ainsi les raisons de cette mise en vente. Un choix purement budgétaire donc. 3 459 m² de surface sur un terrain de 13 590 m2… Le Domaine des Goélands sera vendu aux enchères sur internet du 25 au 28 mars. Mise à prix : 786 000 €.

Cette villa, appelée également « Le château », tient une place importante dans le coeur des Penmarchais. Cette majestueuse villa a été construite à partir de 1891 à l'initiative de Gustave-Antoine Salavy, médecin niçois mais bien plus connu comme auteur dramatique, écrivain, journaliste, chansonnier…

Ruiné, en 1900, ce dernier sera obligé de vendre son bien qui deviendra alors la propriété du célèbre conserveur douarneniste Béziers. Tantôt hôtel, puis résidence du sénateur Lederlin et plus tard du biscuitier Friant, propriétaire des Filets bleus à Quimper, la Ville de Courbevoie l'achète en 1956 et l'aménage en centre de vacances. Petite anecdote : trois escadrons de CRS y seront logés à l'époque de l'enquête publique sur le projet de construction de centrale nucléaire à Plogoff, en 1980.

« Dans cette vente, il n'y a pas seulement l'impact financier qui sera pris en compte, insiste Raphaël Boutes, mais aussi le projet porté par le potentiel acquéreur. En termes d'activités, d'intégration paysagère…» Car la villa a été bâtie sur un site désormais classé.

« Les potentiels acheteurs doivent s'inscrire sur notre site et sont obligés de visiter le bien sur place, explique Zakaria Sbahi, chargé de relations presse d'Agorastore, site de vente aux enchères spécialisé dans l'immobilier. Obligatoires aussi la dépose des dossiers de financement et du projet d'activités ».

Après trois jours d'enchères, la vente se terminera le 28 mars, à 15 h. A cette heure, le futur propriétaire ne sera pas pour autant officiellement désigné. Il incombera aux élus courbevoisiens de voter en conseil municipal.

Publication : 05/02/2019
Rédacteur : Jean-Bernard Litzler
La ville de Courbevoie vend son château breton aux enchères

Propriétaire du Château des Goélands depuis 1956, la ville de Courbevoie met en vente cet ensemble immobilier situé à Penmarc’h qui accueille aujourd’hui encore des colonies de vacances. Mise à prix : 786.000 euros.

C’est une vente aux enchères qui ne fait pas que des heureux. Depuis plus de 60 ans, la Ville de Courbevoie exploitait le Domaine des Goélands pour y envoyer classes vertes et colonies de vacances mais l’an dernier la ville a décidé de se séparer de ce patrimoine immobilier. Cette demeure, « à la niçoise » avait été construite à partir de 1888 par un médecin niçois passionné de littérature et de théâtre qui avait fait fortune à Paris avant de s’installer sur la pointe de Saint-Guénolé, un quartier de la commune bretonne de Penmarc’h.
» LIRE AUSSI - En crise, les colonies de vacances en quête d’une nouvelle vie
Cette villa des Goélands est ensuite passée de mains en main faisant office d’hôtel ou de lieu de villégiature, souvent qualifié de « château » et également connu sous le nom breton de « Maner ar Parizian », le manoir du Parisien. Depuis 1956, les 1000 m² du bâtiment principal et plus de 2000 m² de bâtiments annexe font office de centre de vacances dans un cadre privilégié pour ce site racheté par la ville de Courbevoie (Hauts-de-Seine). Mais la commune, invoquant la diminution de ses ressources, le fait que le lieu soit sous-utilisé et qu’il nécessiterait encore huit millions d’euros de travaux de rénovation, a fait le choix de s’en séparer. Il faut dire que la commune a déjà dépensé plus de six millions d’euros pour des travaux sur un autre centre de vacances qu’elle possède : le chalet des Bartavelles, à Megève(Savoie).
Patrimoine bradé??
Accusée de brader le patrimoine municipal à vil prix, la commune s’est attiré de nombreuses critiques pour ce choix, notamment de la part d’anciens bénéficiaires de ces colonies de vacances. Une pétition en ligne compte à ce jour plus de 1100 signataires pour s’opposer à cette vente, mais sauf coup de théâtre de dernière minute il sera mis en vente aux enchères, à partir du 25 mars sur le site Internet Agorastore avec une mise à prix de 786.000 euros. Le château est d’ores et déjà visitable par les acheteurs potentiels, qui pourront ensuite enchérir sur cette plateforme spécialisée dans la vente de biens immobiliers et d’équipements appartenant à des collectivités.
En attendant cette vente, le centre de vacances qui emploie trois agents de Courbevoie à plein temps (et des saisonniers) et reçoit 200 à 300 enfants par an continuera à les accueillir jusqu’à l’été. Son affectation pourra évoluer par la suite mais la commune de Penmarc’h a prévenu qu’elle veillera à la préservation de son patrimoine architectural. Du côté de la municipalité de Courbevoie, on espère bien tirer le meilleur prix possible des lieux grâce à la méthode des enchères, tout en reconnaissant que l’acquéreur mieux-disant ne sera pas forcément retenu. Le projet retenu devra, en effet, présenter les meilleures garanties quant à son intégration dans le paysage, l’intérêt général de son usage ou sur l’aspect écologique.

Publication : 05/02/2019
Rédacteur : Virginie Grolleau
A vendre en Bretagne: le château des Goëlands

La ville de Courbevoie met en vente un ancien centre de vacances dans le Finistère.

Envie d'air marin et de granit ? Le château des Goëlands est fait pour vous ! Située à Penmarc'h dans le Finistère, cette villa construite en 1888 vient d'être mise en vente sur le site Agorastore par son actuelle propriétaire, la ville de Courbevoie. Avec sa vue sur mer inégalable, cette propriété a été érigée par un médecin niçois fortuné, Gustave Salavy. Revendue plusieurs fois, la demeure devint un hôtel dans les années 1900, avant d'être acquise par Paul Lederlin, un industriel du textile dans les Vosges, sénateur des Vosges puis sénateur de la Corse sous la IIIe République, qui en fit sa résidence de loisirs, puis par la famille Friant, propriétaire de la biscuiterie des Filets Bleus (première biscuiterie industrielle de Bretagne en 1950). Depuis son acquisition par la ville de Courbevoie en 1956, la villa était devenue un centre de vacances.

Aussi appelée aussi " Maner ar Parizian ", la propriété est composée d'un bâtiment principal dit le " Château " de 867 m² (qui comporte des bureaux, des sanitaires, des chambres, une salle polyvalente et des caves), d'un bâtiment annexe de 1.344 m² destiné à l'hébergement et aux activités (dortoirs, sanitaires, salles de classe et activités, cuisine, réfectoire, infirmerie), et d'un bâtiment servant de locaux techniques et atelier de 161 m². L'ensemble dispose d'un terrain de 13.500 m² non constructible. Des travaux de toiture (réfection du chéneau, remaniement d'ardoises, tuiles faitières remises en état, changement du paratonnerre) ont été effectués récemment. La mise à prix est de 786.000 euros (hors frais) et les enchères auront lieu entre le 25 et le 28 mars prochains.

Publication : 28/01/2019
Bretagne : la ville de Courbevoie met en vente le Château des Goëlands

La Ville de Courbevoie met en vente, sur le site d’enchères immobilières en ligne Agorastore, le Château des Goëlands à Penmarc’h (29)

Cette villa des Goélands, souvent qualifiée de Château, et parfois nommée « Maner ar Parizian » ) fut construite à partir de 1888 par Gustave Salavy, médecin niçois fortuné, passionné de théâtre. Elle changea ensuite entre plusieurs fois de propriétaire et de destination : hôtel puis résidence secondaire et enfin colonie de vacances, après son acquisition, en 1956, par la Ville de Courbevoie, qui la transforma en centre de vacances.

Prix de départ pour cette mise en vente : 786 000 euros.

Publication : 28/01/2019
Rédacteur : Florence Hubin
Courbevoie : pour les colonies en Bretagne, c’est le début de la fin

Le compte à rebours est lancé. La vente aux enchères du château des Goélands, à Saint-Guénolé, se tiendra dans cinquante-cinq jours et quelques heures, le chronomètre est affiché en direct sur le site Agorastore. Comme elle l’avait annoncé, la municipalité de Courbevoie a mis en vente cet ensemble immobilier qui accueille depuis une soixantaine d’années les colonies de vacances de la ville et les classes de mer des écoles courbevoisiennes.

Situé rue des Goélands sur la commune de Penmarc’h dans le Finistère, cette grande propriété en bord de mer comprend le château, un bâtiment annexe abritant des dortoirs, des salles d’activité, la cuisine, le réfectoire et l’infirmerie, et un troisième bâtiment servant de local technique et d’atelier.
La villa des Goélands, appelée le « château », fut construite à partir de 1888 par Gustave Salavy, médecin niçois fortuné et passionné de théâtre. Hôtel ou résidence secondaire selon les propriétaires suivants, elle a été acquise en 1956 par la ville de Courbevoie.
Huit millions d’euros à engager pour sa rénovation
Le 15 octobre dernier, sur proposition de la majorité municipale, le conseil municipal a voté la décision de mettre aux enchères cet ensemble immobilier. La municipalité (LR) justifiait sa décision par la nécessité de réduire les dépenses la ville, en rappelant le coût de la rénovation nécessaire du château - huit millions d’euros, alors que six millions de travaux ont déjà été dépensés…
Cette décision a suscité de nombreux commentaires défavorables, de la part d’anciens écoliers nostalgiques mais pas seulement. Depuis octobre, des parents d’élèves témoignent par le biais d’une pétition en ligne sur change.org des expériences enrichissantes vécues par leurs enfants et des échos enthousiastes des enseignants de retour de leur séjour breton.
Les opposants à la vente réfutent l’argument de la municipalité. « Nous ne pouvons entendre le critère financier alors que la ville s’est engagée depuis des années dans des projets pharaoniques de construction et reconstruction en tout genre, indique le texte de la pétition. Alors même que d’autres villes bien moins riches que la nôtre mettent une priorité sur leur jeunesse et continuent d’offrir à leurs enfants des centres de vacances de qualité. » Le texte a recueilli à ce jour 1121 signatures. Sans pour autant faire revenir la mairie sur sa décision.

Publication : 27/01/2019
La Ville multiplie ses partenariats

La Ville multiplie ses partenariats
Les élus ont autorisé le maire Jacques Idoux à signer plusieurs conventions de partenariat, destinées pour la plupart à permettre à la Ville de bénéficier de services et conseils.

- Adhésion au syndicat intercommunal pour l’énergie et l’environnement : « Nous avions précédemment rejeté cette adhésion craignant des taxes supplémentaires, il apparaît en fait qu’elle nous rendrait éligible à des subventions pour d’éventuels travaux d’enfouissement des réseaux d’assainissement ».

-Convention pluriannuelle avec le multi-accueil Le Petit Navire et la Croix-Rouge : des inquiétudes sur un éventuel retrait de la Ville dans ce partenariat avaient laissé craindre fin 2018, la fermeture de l’établissement. Une subvention de 20000 € sera par ailleurs versée à cette structure sur l’exercice 2019.

- Adhésion à la plateforme de vente en ligne Agorastore : la Ville aura désormais la possibilité de diffuser gratuitement en ligne la mise en vente de ses biens mobiliers et immobiliers réformés, après autorisation du conseil municipal comme la loi le prévoit, et des biens d’une valeur supérieure à 30?000 €, seuil que les élus morhangeois ont tenu à poser comme condition pour valider la délibération.

-Convention de financement avec le club mécènes du Patrimoine : elle a vocation à permettre à la Ville d’accepter une subvention de 2?000 € pour la restauration de l’autel de la chapelle de Rode.

-Convention de réalisation de travaux d’économie d’énergie avec IsolFrance : pour l’euro symbolique, la municipalité va pouvoir bénéficier ainsi des services de la société IsolFrance, spécialisée dans l’isolation des canalisations d’eau chaude.

Publication : 26/01/2019
Villa des Goélands. Mise en vente sur internet

C’est désormais officiel. La villa des Goélands est à vendre. Le bien vient d’être mis en ligne sur le site internet de vente aux enchères Agorastore au prix de 786 000 €. La Ville de Courbevoie avait acquis ce joyau du patrimoine local en 1956 pour y implanter un centre de vacances pour enfants. La cité des Hauts-de-Seine, qui n’a plus la capacité financière d’investir dans un plan de rénovation, a décidé de s’en séparer. La propriété de 3 459 m², construite en 1888, est composée comme suit : un bâtiment dit le « Château » (bureaux, sanitaires, chambres, salle polyvalente, caves), d’un bâtiment annexe destiné à l’hébergement et aux activités (dortoirs, sanitaires, salles de classe et activités, cuisine, réfectoire, infirmerie), et d’un bâtiment servant de locaux techniques et atelier. La date de fin d’enchère est fixée au 28 mars 2019, à 15 h.

Publication : 18/01/2019
La commune distinguée par le site Agorastore®

Depuis juin 2018, la ville a procédé à 4 ventes aux enchères de son patrimoine réformé, inutilisé ou obsolète, par l’intermédiaire du site spécialisé, Agorastore®.

Cette action vient d’être récompensée par le Label bronze. La collectivité a ainsi pu donner une seconde vie à tous ces équipements et matériels, qu’elle n’utilisait plus.

Un recyclage citoyen qui permet d’optimiser les budgets en générant des recettes et qui, par ces reventes de biens, constitue une action de développement durable. Une démarche et un engagement de la part de la ville qui viennent d’être salués et récompensés par Agorastore®, qui lui a décerné un diplôme de vendeur de bronze de l’année 2018, après à peine 6 mois d’activité sur son site?!

Pour information, les ventes réalisées depuis juin 2018 ont généré une recette de 1 898 € pour 34 lots vendus. Sur les ventes précédentes, par le biais du site Webenchères®, la Ville s’est séparée de près de 142 lots de marchandises pour une valeur totale de 14 455 €.

Cette démarche permet à la Ville de céder intelligemment du matériel obsolète, de le proposer, à des tarifs attractifs, au public et de réinjecter l’argent, obtenu par le biais de ces ventes aux enchères, dans divers projets de la municipalité.

En 2019, plusieurs projets de vente sont prévus en février et en juin.

Publication : 06/01/2019
Rédacteur : Guillaume Errard
En Martinique, les maisons d’un escroc sont mises aux enchères

En février, seront vendues trois maisons qui ont appartenu à Jacques Sordes, condamné à six ans de prison pour une arnaque aux panneaux solaires. Les 5000 investisseurs qui ont perdu de l’argent à cause de lui espèrent récupérer une petite partie de leur mise.
Une villa à la Martinique pour moins de 2000 euros le m², l’offre est alléchante. Vous cherchez l’arnaque?? Si cette propriété est mise en vente à un tel prix, c’est parce qu’elle a été confisquée. Son propriétaire, Jacques Sordes a été condamné en février 2017 à six ans de prison ferme et à verser 20 millions de dommages et intérêts. Il a détourné 56 millions d’euros et escroqué plus de 5000 investisseurs en leur vendant des solutions de défiscalisation via des investissements dans des panneaux solaires, grâce à la niche fiscale dite du « Girardin industriel ». Il aurait dilapidé l’argent de ses victimes plutôt que de réaliser ces investissements. « Pour un investissement de cinq euros, les contribuables devaient récupérer six euros d’avantage fiscal », explique Me Hélène Féron-Poloni, avocat des parties civiles.
» LIRE AUSSI - La vente de cette villa grecque à 40 euros tombe à l’eau
À la suite de cette condamnation, ses biens immobiliers ont été saisis et seront vendus aux enchères sur Agorastore.fr, un site spécialisé dans la vente de biens et matériel de collectivités. Cette transaction sera réalisée pour le compte de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC). Créée en 2011, l’AGRASC dépend des ministères de la Justice et du budget et est chargée de valoriser le patrimoine récupéré auprès des délinquants et des criminels.
Parmi eux, une villa de plain-pied à la Martinique, « à quelques minutes du centre-ville et à proximité des plus belles plages » de l’île, souligne l’annonce. La maison de 321 m² située sur un terrain de 1000 m² a été mise en vente à près de 591.000 euros (commission incluse). Dans le jardin, les potentiels acquéreurs croiseront des panneaux photovoltaïques (voir diaporama en illustration principale). Ils sont bien là, et même en « très bon état », assure l’annonce. Au vu du passé de l’ex-propriétaire, qui ne les avait pas fait livrer à ses clients, certains auraient pu en douter.

Une villa et une maison également situées à la Martinique et dans des états plus dégradés seront elles aussi mises aux enchères le 18 février à des prix respectifs de 267.050 euros et de 453.650 euros. Au total, Agorastore espère donc récolter au moins 1,3 million d’euros. À cette somme il faut ajouter près de deux millions d’euros, soit le produit de ventes déjà réalisées, mi-décembre, pour des biens (une villa, un appartement, un immeuble et un terrain) ayant également appartenu à Jacques Sordes. Une bien maigre manne au regard des sommes détournées.

Publication : 04/01/2019
Rédacteur : Louise Colcombet
Quand la justice vend les villas de luxe d’un escroc

L’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels saisis et confisqués (Agrasc) vend chaque année aux enchères des biens saisis lors de procédures judiciaires. Comme ici ceux de Jacques Sordes.

« Sur le lieu-dit Petite Grenade, à quelques minutes du centre-ville et à proximité des plus belles plages de Martinique, vous serez charmé par cette belle villa de plain-pied offrant des prestations de luxe : trois chambres, deux salles de bains, une salle d’eau, une cuisine et un très grand séjour, un jardin d’hiver et des terrasses, piscine à débordement et vue sur mer, terrain de 10?000?m 2. Mise à prix : 590?000 €. » La petite annonce, assortie de photos idylliques, a de quoi faire rêver.

A ce détail près que cette mise aux enchères, postée sur Agorastore.fr — un site spécialisé dans la vente de biens et matériel de collectivités —, se fera le 18 février pour le compte de l’Agrasc. Derrière cet acronyme se cache la redoutable Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels saisis et confisqués, dépendant des ministères de la Justice et du Budget, chargée depuis sa création en 2011 de valoriser le patrimoine récupéré auprès des délinquants et des criminels.

plus de 540 M€ recouvrés en 2017
Une manne financière pour l’Etat, et une arme de poids dans l’arsenal juridique : plus de 540 M€ ont ainsi été recouvrés en 2017, un record. Voitures de luxe, montres, jets privés, biens immobiliers… Les saisies, qui ne cessent de monter en puissance, sont devenues un réflexe pour les douaniers, gendarmes, policiers. Si 10?% environ sont issues des affaires liées au trafic de drogue, leur immense majorité provient des affaires financières, comme cette villa en Martinique. Celle-ci appartenait à l’escroc Jacques Sordes, qui a floué plus de 4?000 épargnants en leur vendant des solutions de défiscalisation via des investissements dans des panneaux solaires… En fait, des placements fantômes (lire ci-contre).

Mais des 56 M€ détournés, seule une partie minime pourra être récupérée, grâce à la mise en vente du patrimoine de Jacques Sordes. Agorastore a déjà discrètement vendu, mi-décembre, une villa, un appartement, un immeuble et un terrain lui appartenant en Corse, pour près de 2 M€. Et il espère récolter encore 1,3 M€ de la vente de trois villas sises en Martinique…

Une paille, au regard des sommes détournées. « Des 20 M€ de dommages et intérêts auxquels Jacques Sordes a été condamné, les investisseurs ne toucheront donc quasiment rien, se désole M e Hélène Feron-Poloni, avocate de plusieurs dizaines de parties civiles. D’autant que Jacques Sordes, son épouse et son complice Eric Esnault sont également poursuivis pour fraude fiscale, et que l’Etat va également vouloir se rembourser… »

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